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Publié par Trickster

Où en sommes nous du projet de financement de recherche "Des révolutions scientifiques à la révolution ostéopathique" ? Depuis le dimanche 25 mars les choses ont bougé favorablement puisque le montant recruté était alors de 1764 € et ce jour lundi 2 avril, il est arrivé à 3406 €. Il manque encore environ 2600 € qu'il faudra trouver en 33 jours c'est à dire un peu moins de 80 € par jour. Ce qui reste étonnant dans ces résultats c'est que le chiffre actuel repose sur seulement 50 contributeurs dont la moyenne de versement est donc d'environ 65 €.

Est-ce donc que si peu de gens se sentent concernés par ce projet qui a pour originalité faisant appel au plus grand nombre d'en attendre une participation modeste et qui voit un nombre de réponses plutôt modeste amené à contribuer d'une façon plus large.

Que faut-il en déduire ? L'information ne circule-t-elle pas suffisamment ? C'est dans cette optique que les enfants de Still se disent qu'il faut peut-être rabâcher au risque de paraître insistants, mais convaincus que la cause est juste, ils n'hésiteront pas à le faire. Si par contre, le nombre trop restreint de contributeurs traduit de la part de tous ceux qui pourraient se joindre à l'opération une forme de désintérêt, alors c'est plus préoccupant.

L'ostéopathie ne vit et ne vivra que par les ostéopathes ; alors il serait bon qu'ils saisissent les occasions qu'elle a de lui permettre de progresser dans son expression, dans sa reconnaissance, dans la nécessité qu'elle a de se faire mieux accepter non pas du grand public, c'est déjà fait, mais des institutions dont certaines ne seraient pas fâchées de la voir piétiner voire péricliter.

Alors s'il y a manque d'information, et c'est ce que je veux croire, merci à ceux qui me lisent de faire le nécessaire pour la répandre autour d'eux, auprès de tous ceux qui pourraient se joindre au projet et permettre ainsi sa mise en route dans tout juste 33 jours maintenant.

Merci.

                                                                                                 Alain Andrieux

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François CABANIS 04/04/2018 11:03

Complètement d'accord avec Laurent Marc. Ce projet est mal énoncé . On ne sait pas en quoi ce passage par la complexité va faire progresser l'ostéopathie au yeux du grand public et du monde scientifique.
Merci de nous informer plus avant sur le fond plus que sur la forme.

Emmanuel PROTIERE 09/04/2018 00:42

Bonjour à tous. Je vais tenter de répondre à certaines de vos interrogations du mieux que je peux.
Pendant notre DU philosophie de l’ostéopathie nous avons constaté plusieurs choses. Premièrement : La recherche en ostéopathie est assez peut documenté et fait souvent débat sur sa méthodologie et sa rigueur.
Deuxièmement la communauté ostéopathique est divisée.
Troisièmement l’enseignement peut être amélioré à plusieurs points de vue.

Après avoir étudié l’histoire de la science, l’épistémologie et avoir reçu une enseignement (certes court) universitaire nous avons remarqué (nous ne sommes pas les seul heureusement) que l’ostéopathie, son développement, sa transmission et son apprentissage comportait des lacunes.
Notre hypothèse, et c’est l’enjeux de la recherche, est de se rendre compte si la philosophie de la complexité et de l’émergence peuvent donner des pistes et ou des éléments de réponses à ces lacunes. Cette philosophie propose un nouveau paradigme pour penser la science de manière générale. Il fait écho avec certain des principes de l’ostéopathie qui on du mal à trouver une justification avec la science contemporaine. Nous pensons que cette façon de penser permettra de donner des éléments de réponses rationnelles à ces principes, notamment parce qu’une de ces caractéristiques est de penser en reliant les choses entre elles. Si nous nous appuyons uniquement sur un discours ostéopathique pour justifier l’ostéopathie quelle en sera sa pertinence ? Le fait de s’appuyer sur une autre philosophie peut nous donner des éléments de réponse auxquels nous n’aurions peut être pas pensé sans elle !
Il est vrai qu’un certain nombre d’entre nous (je parle de notre profession) ce sont déjà penché sur le sujet et nous nous en réjouissons. Ces recherches entreprises par nos confrères sont trop discrètes, trop peut d’entre nous les connaissent. Je pose la question à tous ceux qui ont déjà travaillé sur ces sujets : ne mériteraient ils pas qu’ils soit approfondis et divulgué plus largement? Est ce que parce qu’un sujet à déjà été abordé il ne mérite pas d’être approfondi? Nous sommes assez surpris par certaines de vos remarques qui sous-entendent que la réflexion a déjà été épuisée! Nous avons la chance d’avoir dans notre équipe un philosophe dont l’émergence et la complexité est la spécialité! Son verdict est sans appel, ces recherches entreprises sont un bon début mais elles ne sont pas assez abouties, pas assez référencés, superficielles. Pardonnez moi l’expression mais nous ne sommes que des ostéopathes et pas des philosophes! Il faut saluer le travail qui a déjà été entreprit par tous nos confrères (qui ont souvent travaillé seul), mais avoir l’humilité de reconnaitre qu’il n’est pas suffisant! Surtout quand c’est un spécialiste qui le dit!!!

En ce qui concerne nos divisions, différents, nous avons la conviction que c’est en approfondissant notre réflexion et nos échanges que nous parviendrons à trouver des moyens de s’entendre et de s’enrichir les uns les autres. Le contexte est bien assez lourd pour que nous nous entravions les uns les autres. Cette philosophie nous permet de nous réinvestir dans le domaine de la philosophie de notre profession. Elle nous donne des bases solides pour avoir un discours rationnel sur des choses qui font débat. Elle redonne de la valeur à la subjectivité, nous donne des pistes pour assumer nos différences (qui sont une chance), nos doutes, et nous invite à un positionnement éthique et humble. Visiblement la profession en à bien besoin.

Nous n’avons aucune prétention pour cette recherche, nous souhaitons seulement faire partager nos réflexions et nos progrès au plus grand nombre.

Ce qui me permet d’enchainer sur la formation. Ici aussi nous entrons sur un terrain miné ! Le sujet est souvent épineux et je présente dors et déjà mes excuses à tous ceux et celles qui seront choqués par mes propos. Notre profession est en train de glisser doucement vers un dogmatisme que nos paires (pères) ont jadis combattu. Il est temps de faire table rase et d’arrêter de se mentir, certaines choses ne vont pas et il faut les dénoncer. Ce qui est compliqué ici c’est que je m’adresse à toute la profession et donc à différentes générations qui n’ont pas reçu le même enseignement. En ce qui me concerne, j’ai été passablement agacé d’entendre pendant ma formation des enseignants me dire que si je ne comprenais pas ou que je ne sentais pas certaine chose cela viendrais avec le temps ! Force est de constater qu’ils avaient en parti raison. Cependant je ne peux m’empêcher de considérer un manque de connaissances de leur part et encore une fois un manque d’humilité déconcertant. Cette nouvelle façon de penser qu’est la complexité et l’émergence ne permet certes pas de répondre à toutes les questions. Cependant elle permet à l’étudiant d’acquérir une confiance en lui, et en ce qu’il sent dans ces mains plus rapidement. En effet elle permet (du moins c’est notre hypothèse) de donner des clefs pour utiliser plus pertinemment sa perception, c’est ce qui c’est passé pour nous. (Au passage il est assez curieux de constater que l’on n’enseigne pas à l’étudiant à percevoir mais à ressentir ce qui est assez différent !). Notre hypothèse de travail comporte entre autre plusieurs axes sur la perception. Cette perception serait une émergence du système complexe patient/thérapeute. Et comme toute émergence non prédictible dans sa totalité. Cette façon de considérer la perception permet une amélioration de sa qualité, de son interprétation et de sa transmission. De plus elle ne met pas en concurrence les différentes approches techniques mais elle permet de leur donner de la valeur et une signification plus juste.

En ce qui concerne notre bibliographie, elle est en partie disponible sur notre page FB ECO Emergence Complexité Ostéopathie. Plusieurs d’entre nous ont déjà publié dans un recueil de mémoires édité chez Sully (approches philosophiques de l’ostéopathie) et plusieurs mémoires de fin d’études sont disponibles sur le site de L’UCLY. Toutes ces données on pour avantage d’avoir une bibliographie universitaire d’une grande rigueur.

Concernant le budget, nous en donnerons plus de détails par la suite, sachez qu’il couvre entre autre le salaire de notre docteur en philosophie, nos frais de déplacement pour rencontrer certains interlocuteurs spécialisés sur le sujet et pour promouvoir notre projet (Edgar Morin, Philip Clayton), des frais de traduction.

Si vous souhaitez plus d’informations, nous serons heureux de vous répondre et de partager avec vous. Nous avons besoin de vous.

Encore une fois veuillez excuser mon style un peu maladroit, veuillez considérer qu’il traduit uniquement ma passion pour ce que je fait et non une certaine revendication de quoi que ce soit.

Cordialement.
Emmanuel PROTIERE

Laurent MARC 02/04/2018 21:02

Peut être faudrait pour les enfants de Still de se poser des questions sur une présentation de projet vague, peu concrète et pour laquelle le budget paraît sortir de nulle part avant de parler ainsi de ses confrère ?

Comme expliqué aux auteurs, un projet de mémoire de 4ème année est mieux présenté que cette vidéo et ce texte de kickstarter. Ça paraît très léger pour un projet de recherche. Les ostéopathes qui ont déjà fait des recherches, des publications et des revues de littérature sont étonnés du budget comme de l'inconsistance de la présentation du projet.
Où est la base bibliographique? Où est la budgétisation pour comprendre la somme demandée ? Quelle sont les revues visées pour la publication ?
Difficile de donner l'envie de participer quand l'interet et l'aboutissement de la recherche en question paraît floue pour l'ensemble de la profession.

Emmanuel PROTIERE 11/04/2018 18:42

Voici une partie de la bibliographie:

ATLAN Henri, Entre le cristal et la fumée, essai sur l’organisation du vivant, (Coll. Points-
Sciences), Paris, Seuil, 1979.
BENKIRANE Reda, La complexité, vertiges et promesses, Paris, Poche-le pommier, 2013.
BOUAISSIER DE BERNOUIS Marjolaine, « Le rapport corps-esprit dans la construction d’une
pratique ostéopathique », mémoire de fin de diplôme universitaire de philosophie de
l’ostéopathie, sous la direction de Fabien REVOL, UCLy, 2015.
CAMPBELL DONALD, « Downward Causation in Hierarchically Organised Biological
Systems », in Francisco J. AYALA et Theodosius DOBZHANSKY, Studies in the
Philosophy of Biology: Reduction and Related Problems, Berkeley, University of
California Press, 1974, p. 179-186.
CLAYTON Philip, Les origines de la liberté, l’émergence de l’esprit dans le monde naturel,
Paris, Salvator, 2009, 281 p.
FAGOT-LARGEAULT Anne, « L’émergence », in Daniel ANDLER, Anne FAGOTLARGEAULT,
et Bertrand SAINT-SERNIN (dir), Philosophie des sciences II (Coll. Folio
essai inédit), Paris Gallimard, 2002, p. 939-1048.
KAUFFMAN Stuart, Reinventing the Sacred, A New View of Science, Reason, and Religion,
New York, Basic Books, 2008.
-, Réinventer le sacré : une nouvelle vision la science, de la raison et de la religion, Paris,
Devry, 2013. (Ch 1-3)
MARTIN Clairette, L’ostéopathie à la lumière du raisonnement systémique, Apostill 23,
2011.
MORGAN Lloyd, Emergent Evolution, London, Williams and Norgate, 1923.
PROTIERE Emmanuel, « Une approche complexe du patient », mémoire de fin de diplôme
universitaire de philosophie de l’ostéopathie, sous la direction de Fabien REVOL, UCLy,
2015.
RANNOU Renaud, « Ostéopathie et émergence pour dépasser le réductionnisme » mémoire de
fin de diplôme universitaire de philosophie de l’ostéopathie, sous la direction de Fabien
REVOL, UCLy, 2016.
REVOL Fabien, La nouveauté dans l’histoire du vivant, herméneutique philosophique de la
créativité naturelle, Paris, Vrin, 2015.
RUSSEL Robert J., Nancey MURPHY, Arthur PEACOCKE R., Chaos and Complexity, Scientific
perspective on Divine Action, Vatican Observatory Publications, Vatican City State, The
Center for Theology and the Natural Sciences, Berkeley (CA), 1995, p. 35-146.
SAGAN Dorion, « Evolution, Complexity and Energy Flow », in John B. COBB Jr(dir.), Back
to Darwin, A Richer Account of Evolution, Grand Rapids, Michigan, Cambridge, U.K.,
Eerdmans Publishing Company, 2008, p. 145-156.
SARTENAER Olivier, « Entre monisme et dualisme. Deux stratégies pour l'émergence »,
Philosophiques 38, 2011, p. 543-558.
-, « Définir l’émergence », Revue des Questions Scientifiques 181, 2010, p. 371-404.
THOMPSON D’Arcy Wentworth, On Growth and Form, Cambridge, Cambridge University
Press, 1917, 796 p.
VARELA Francisco, « Autopoïèse et émergence», in Réda Benkirane (dir.), La Complexité, vertiges et promesses. Dix-huit histoires de sciences, Paris, Poche-Le Pommier, 2006, 158-170.

Emmanuel PROTIERE 09/04/2018 00:48

Nous avons conscience que la communication n’est pas notre plus grande force. Merci pour toutes ces remarques constructives nous allons améliorer tout ça.
Peut être aurions nous besoin juste un peut plus de bienveillance et de soutient. Cordialement