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Publié par Trickster

S’il y a bien une chose dont je suis convaincu depuis que je l’ai expérimentée en tant qu’ostéopathe, jour après jour, patient après patient, c’est bien que « seuls les tissus savent » à quoi je veux bien ajouter d’ailleurs « et se connaissent ».

Cependant, seuls les tissus savent est un aphorisme qui semble déranger encore pas mal de gens, un peu comme-ci cette affirmation tendait à réduire l’importance du praticien, le rôle de son intelligence, de son savoir et de la connaissance qui en résulte, un peu comme-ci l’ego de tout un chacun devait pâtir d’une soumission à cette formule plutôt anodine mais qui sous-entend peut-être dans l’esprit de certains, un transfert de cette intelligence à une matière, fut-elle vivante, qui en serait dépourvue.

Si l’on accepte l’idée qu’il y a au sein des tissus une information, des informations susceptibles d’être captées et dont il faut tenir compte, il me semble qu’il n’y a pas de difficultés à considérer que ce savoir, cette connaissance, sont bien contenus dans les tissus qui nous la délivrent.

Pour en prendre connaissance, il faut écouter, écouter assez finement pour entendre, comprendre et devenir essentiellement le héraut d’un besoin qui se fait jour dans cette matière vivante dont la satisfaction restituera une forme de paix. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : rétablir la paix dans les tissus.

L’ostéopathie qui prend le temps d’écouter est un instrument pour la paix comme le disait Viola Fryman.

 

Alors, par les temps qui courent, où l’on est bien obligé de considérer que la paix sociale est assez compromise, lorsqu’on est ostéopathe, il est tentant de penser qu’un minimum d’écoute de ce tissu social pourrait peut-être conduire, à condition de l’entendre, c’est à dire de tenir compte des informations recueillies, à retrouver des conditions susceptibles de permettre progressivement un retour vers ce qui pourrait ressembler à la paix.

Il ne s’agit pas de chercher une solution dans les livres, les lois économiques supposées orthodoxes, les pourcentages à respecter, les balances à équilibrer. De l’équilibre il en faut à coup sûr mais sans doute pas seulement dans les chiffres, il en faut dans la manière dont les composants du tissu social sont traités, considérés, soignés. En ostéopathie, la paix dans les tissus ne se fait ni avec des chiffres ni avec des pourcentages. Je suis certain que, de la même façon, la paix sociale n'est pas seulement affaire de chiffres et de pourcentages.

Pas facile certainement quand on n’a pas été éduqué dans le respect de l’écoute, quand on est bardé de certitudes économiques, quand on prétend apporter la solution avant même d’avoir bien compris, entendu le fond du problème.

 

La paix dans le tissu social avec un peu plus d’harmonie, une circulation plus fluide des biens, une meilleure respiration, une meilleure communication entre les différents corps de la société sans qu’aucun ne cherche à prendre l’avantage sur tous les autres, sans qu’aucun n’agisse avec pour seul moteur le profit.

Oui, je sais ce sont des mots prononcés sur le quai de cette ligne qui conduit à l’Utopie mais, même lorsqu’on n’est pas bavard, quelquefois on a envie de dire deux ou trois choses.

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