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Publié par Trickster

 

 

 

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Pour sortir des sujets de contrariétés, innombrables, rien de tel qu'un début de journée où l'ostéopathie nous permet de rencontrer ce genre de moment où l'on en arrive à se demander par exemple : qu'est-ce qui peut être plus merveilleux qu'un pied ?

Vous me direz ça aurait pu être autre chose. Oui c'est sûr mais aujourd'hui c'était un pied, un pied rencontré déjà une fois la semaine dernière, un pied à peine capable de supporter que son propriétaire s'appuie sur lui. Déjà en grand progrès, ce pied là devait s'attendre à randonner toute la semaine prochaine pour cause de vacances. Et bien, pas très chaud le pied à l'idée de cette perspective. Pas chaud mais gonflé et encore douloureux du côté du bord externe.

La semaine dernière, le cuboïde avait réussi a entraîner tout le pied dans son effondrement, c'était Verdun, la Bérésina du pied et pour lui remonter le moral, il fallut déployer patience et acharnement.

Inutile de dire je pense, même aux plus optimistes ou aux plus fanfarons qu'une seule manœuvre ne pouvait suffire. Le geste miracle dans ce cas là, il faut faire une croix dessus. D'ailleurs, le geste miracle, c'est encore enseigné dans les écoles ? Histoire d'encourager les postulants à signer pour cinq ans.

Donc pas de geste miracle, pas de larmes non plus, pas de sang, mais de la transpiration pour le praticien et une certaine fatigue éprouvée dans la famille Thénar.

 

Alors aujourd'hui, il s'agissait de passer en revue un pied voué à abattre des kilomètres la semaine prochaine et de prendre, dans la plus grande logique, les choses comme elles se présentaient. Tout cela pour administrer à ce pied, le shampoing dont il avait besoin. Oui je l'avoue, ce pied je l'ai shampouiné, avec une attention proche de la tendresse, prêt à entrer dans les moindres de ses paramètres de restriction, nombreux encore, bien que très atténués par rapport au passage précédent.

Les localiser, les identifier d'abord, puis abandonner toute prétention à faire "ce qu'il faut", même sous la menace du cerveau gauche, et confier le travail aux tissus avec la seule participation du cerveau droit, comme observateur et "effecteur du renoncement à faire".

Le "renoncement à faire" permet juste aux tissus de s'exprimer pleinement, sans l'entrave de l'intention immanquablement associée à l'envie du cerveau gauche, qui veut toujours faire le malin, qui sait toujours tout, ou fait semblant de savoir, cerveau gauche, siège plus ou moins confortable de notre ego.

Ecouter l'assemblée des restrictions, accorder son attention d'abord à celle qui s'exprime le plus clairement, mais n'en négliger aucune, affaire de respect.j

Percevoir la résolution, une par une, des restrictions successives puis la révélation de la difficulté suivante, sentir progressivement l'ensemble reprendre vie, et savoir au fond de soi, que sans avoir "fait", on a vraiment fait pour le mieux, quoi demander de plus pour commencer une journée vouée à être merveilleuse.

Quel pied !

 

 

Alain True

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Le Cyclope 14/05/2011 01:41


Quel pied ton article! T'es vraiment parti du bon pied ce matin, pas du pied gauche. Je te vois le scruter de pied en cape de la tête au pied, puis te jeter aux pieds de ton patient, comme un maçon
au pied du mur, t'as combattu la restriction pied à pied sans rien lâcher. T'as combattu la restriction pied à pied, t'as sauté à pieds joints sur toutes les immobilités. Si je te prends au pied de
la lettre, t'as pris ton pied sans perdre pied. C'est un beau pied de nez aux pieds nicklés. Quand je pense à tous ceux qui ne savent pas sur quel pied danser, toi t'as su garder les pieds bien sur
terre. Merci de nous faire entrer dans ce week end d'un pied léger. Allez bises et bon pied bon oeil pour la suite...
Au fait quand un article sur l'oeil en forme de clin d'oeil
Le Six Clopes


renaudeau 14/05/2011 01:11


Le pied reste un excellent souvenir pour moi, car ce fut mon premier contact au premier séminaire ,premier jour de formation d'Ostéopathe. Et, sous la main de Tanya Gilly(je crois la compagne de
Franck), j'ai ressenti ces premiers mouvements fabuleux intrinsèques. Il y a de ces pieds comme ça, certains jours, qui ne cèdent pas à l'habituelle technique, renâclent, comme un enfant que l'on
croit capricieux, et qui n'attendent comme celui-ci qu'une chose, qu'on les prenne en main, avec affection. L'on a alors la sensation incomparable de leur enlever petit à petit, grincement après
grincement, toutes les misères mécaniques que le chemin de leur propriétaire leur a fait encaisser. C'est du pur soleil. Vive le shampooing et merci pour ces quelques pieds.

Pierre.


Renaud 13/05/2011 09:50


Taire son cerveau gauche pour descendre de son "pedestrale"?


Trickster 13/05/2011 10:04



Non, pour tenir ses postures !