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Publié par Trickster

 

graal-3.jpgAvec cet article se prolongent les échanges publiés dans les deux précédents billets autour de tout ce qui pourrait contribuer à l'union des professionnels sur le plan d'une politique compatible avec le développement harmonieux de l'ostéopathie et sa préservation pour les années à venir.

Etoile jusqu'alors inaccessible de l'ostéopathie française, cette union ne peut se faire que dans la perspective d'un large consensus entre les différentes structures associatives et syndicales et la participation raisonnée des structures d'enseignement.

Les réponses qui suivent, suscitées par différents commentaires d'articles en lien avec une union hypothétique, sont données par Dominique Blanc, président de l'UFOF et représentant actuellement le GFIO.

Ces échanges ont eu lieu jusqu'au dimanche 4 novembre Oh43.

De Luc Thoby à Dominique Blanc (Traits ou trait d'union commentaire n°24)

Je partage beaucoup de ton analyse sur le Livre V et sur Bernard DEBRE ( qui est peut-être franc-maçon, ce qui expliquerait certains comportements comme cela avait été le cas avec Alain JUPPE lors de l' amnistie rétroactive sur le paiement de la TVA en 1987).

Ce que je pense n'a pas beaucoup d' importance pour la la politique de l' ostéopathie, ce que j' essaie de réaliser, c'est que chaque organisation énonce clairement sa position sur différents sujets essentiels et puissent en parler lors d' assisses, ( formation, livre V, démographie, actes interdits, et union ).

Sur les écoles, le groupe OCTANT ( Novétude ) arrive, et là, le lobbying, on va apprendre ce que c' est.

D' autre part, ce groupe sera capable de proposer des formations low-cost pour couler la concurrence des autres écoles ( dixit des proches habitués à manier les concepts commerciaux et de marché ). Cela risque d' être assez saignant.

Et je reviens à ma question que je te laisse relire dans mon commentaire n°19 quand j' aborde la question du niveau plancher de formation que les professionnels pourraient opposer aux écoles.

Merci pour le temps passé à discuter avec nous et j' invite un membre du CA du SFDO à donner la position de son syndicat sur les mêmes thèmes.
Confraternellement.
Luc.

 

De Dominique Blanc à Luc Thoby ((Traits ou trait d'union commentaire n°25)

Bonjour Luc,

Alors parlons du niveau plancher.
Avec quelques nuances car cela ne peut pas se passer comme tu le dis.
Je m'explique.

Personne ne peut imposer quoique ce soit à quelqu’un. Et il faut toujours rechercher la cohérence des paroles et des propositions.
Les écoles ne nous imposeront rien comme nous n’imposerons rien aux écoles.

Nous devons dans un premier temps séparer les domaines de compétences de chacun. Référentiel métier pour les ASP, référentiel formation pour les écoles.

Chacun va ensuite faire ses propositions au Ministère qui choisira …ce qu’il voudra. Eh oui ne soyons pas naïfs !!

Rien ne nous empêche en revanche de suggérer aux écoles un niveau de formation en cohérence avec la réalité administrative.

Quelle est la position du GFIO par rapport au niveau de formation ?

Nous souhaitons 5 ans de formation (grade master) en rapport avec le LMD et ne sommes pas du tout hostiles à une universitarisation bien évidemment (!!) qui se rapprocherait le plus possible des 4200h de l'OMS ou, si nous parlons en ECTS, comporterait au moins 300 - 330 ECTS (Le rapport Ludes préconisait 360 mais cela ne semble plus être d'actualité pour le Ministère).

Si nous obtenions cela, le problème du partage du titre serait quasiment résolu car les Kinés devraient alors faire une formation complémentaire importante et les médecins aussi. Les médecins ne sont cependant pas vraiment un problème pour nous puisqu'actuellement ils représentent 0,7% des titulaires du titre et que leur part va encore très rapidement s'amenuiser.

Maintenant ne soyons pas naïfs (une fois de plus, j’insiste !!).

Le Ministère entend et reçoit qui le souhaite et il fera ensuite …ce qu’il veut. Il n’ignore rien des enjeux économiques et des dessous de notre profession.

Il réfléchit à résoudre ce problème en essayant bien sûr de générer le moins de réactions négatives possibles d’où la conviction absolue que nous avons de la sortie de textes, qui seront certes meilleurs mais qui ne seront sûrement pas parfaits.
Reste que si notre formation est plus élevée, ce n’en sera que mieux et que cela nous éloignera du marasme actuel.

Chacun va donc faire des propositions.

Les collèges vont en faire sur l’enseignement. J’espère pour eux qu’ils seront cohérents. Sinon ils seront déçus.
Tu peux supposer que, bien sûr ils ne voudront pas d’une universitarisation.
Peut-être sont-ils prêts en revanche (pour les moins extrémistes et les moins avides !!) à accepter des partenariats étroits avec des universités ?
En tout cas, s’ils s’imaginent comme nous le voyons parfois dans des déclarations tonitruantes et matamores qu’ils vont « faire plier le gouvernement », qu’il faut « imposer au Ministère », qu’il faut affirmer la « force des ostéopathes », qu’il faut « profiter d’une fenêtre de tir », qu’il faut « réclamer un doctorat »  ils se bercent de douces illusions.
Ils seront reçus, écoutés poliment et … gentiment oubliés !! 

Donc, les « négociations » que nous pouvons avoir portent sur ce qui est plausible, possible, crédible et non extrémiste.
Et là encore pour être entendus et écoutés il faut avoir cultivé et accumulé depuis des années une solidité, des références, une beaucoup de sérieux !!
Et en confidence, je pense que le Ministère sait déjà très bien où il veut aller. Nous n’avons pas affaire à des amateurs !!
Mais je ne pense pas que tu imagines que nous le soyons ?? 

Je te souhaite un très bon week-end. Je reviens la semaine prochaine.
Avant je reviens vers Stéphane
Dominique

Réponse à stéphane Berthet

Bonsoir Stéphane,
Dans mes commentaires à Luc tu as, je pense, déjà quelques éléments de réponse à certaines de tes questions.
En ce qui concerne la régulation démographique, elle fait bien entendu, partie de nos préoccupations premières et nous ne cessons de mettre en avant auprès de TOUS nos interlocuteurs la nécessité d’une régulation.
Nous avons constaté que le Ministère en est bien conscient et on peut comprendre que bien des écoles éprouvent quelques sueurs froides devant ce qui se prépare.
Nous avons fait des propositions comme il se doit et nous continuons à marteler l’urgence de régler rapidement ce problème.
Je demeure raisonnablement optimiste.

Tu as également abordé l’éthique et la déontologie.

Nous avons parlé de l’Ordre. Une éthique et une déontologie peuvent tout à fait s’appliquer sans la création d’un ordre.

La création d’un code de déontologie commun entre le GFIO et le ROF a déjà été une petite avancée.
Bien sûr ce texte n’est applicable qu’aux membres des associations signataires (et encore puisque le ROF continue d’appliquer pour ses membres son ancien code !!! Va comprendre !! ).
Bien sûr il n’empêche pas les dérives désespérées de quelques professionnels aux abois.

Mais cela a au moins montré que, sur un sujet précis, défini à l’avance, un regroupement d’identités de vue pouvait naître !!
C’est ma minute clin d’œil aux pessimistes, rabat-joies et autres pisse-froids !! 

C’est insuffisant, certes, pour que cela s’applique à tous les professionnels. Nous le savons bien. Il faut en effet des textes réglementaires officiels qui définissent cette éthique et cette déontologie pour une telle application. Nous les réclamons là aussi sans cesse.
Et rien ne dit que nous n’aurons pas une bonne surprise bientôt !!

Je te souhaite un très bon week-end.
Dominique.

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