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Publié par Trickster

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Je me devais de revenir sur les journées de FédOsoli des 14 et 15 janvier et l'expression de la solidarité que cette manifestation voulait incarner. Elle y fut illustrée d'abord par le docteur Adalberto Baretto et sa thérapie communautaire, puis par le docteur Sylvie Quesemand-Zucca, son approche de la rue et des déshérités qui la peuplent. Il me restait à rappeler que l'ostéopathie avec son approche originale de la santé est, elle aussi, totalement imprégnée de solidarité et qu'elle en constitue une illustration permanente.

Si, pour rester dans le plus élémentaire bon sens, la compréhension du corps humain ne peut être approchée que dans sa globalité, c'est bien parce que celui-ci ne vit qu'au travers de la solidarité de tous ses constituants. Tous sont unis pour que les grandes fonctions qui, à la fois caractérisent la vie et lui sont nécessaires, puissent s'exprimer, se développer et se maintenir.

Pour les ostéopathes, on a dépassé le banal si l'on dit que la première des qualités nécessaires à la vie est la mobilité. Notre pratique quotidienne n'est organisée qu'autour de ce constat. Le corps vivant est mobile, capable de déformation, adaptable, dans une recherche permanente de réponse aux besoins de ses fonctions vitales. Le mouvement n'est pas la vie mais il en est sa principale manifestation.

La merveille qui assure la solidarité de toutes les structures corporelles est, comme son nom l'indique, le tissu conjonctif. Et ça n'est pas seulement une vue de l'esprit, une hypothèse hasardeuse ou une spéculation d'illuminé. D'abord cela se sent, cela se perçoit quand on accepte cette chose incroyable qui fait frémir certains, qui fait trembler la "science" et quelques uns de ses représentants accrochés aux basques de René, la main est un instrument sensible dont la sensibilité peut se développer pour peu qu'on ne la branche pas seulement sur le cerveau qui compte, qui mesure, qui calcule.

Et puis cela se voit aussi, en images précises qui montrent que toutes les couches de tissu sont solidaire les unes les autres pour faire du corps humain une matière vivante constituée de tissus différenciés mais en inter-relation les uns avec les autres, de l'ongle des orteils à la racine des cheveux. de la peau jusqu'au périoste et aux gaines nerveuses. Rien ne se modifie sans que tout le reste soit au courant et éprouve ... comme une sorte de compassion. Solidarité des tissus les uns pour les autres.

Solidarité aussi, d'un praticien à l'écoute qui "devient un peu l'autre" pour mieux percevoir ce qui mérite d'être aidé, assisté. Pas plus. Assisté pour que tel ou tel tissu trouve en lui-même sa propre solution. Et il ne s'agit pas de solution de continuité. Cela n'existe pas dans le corps humain, où la continuité est totale, corps humain où les tissus dansent, corps humain entièrement solidaire.

 

AA

 

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PERRAUX 28/02/2011 10:26


Merci à Alain Andrieux pour ce commentaire riche de ce que peut être un praticien ostéopathe et aussi, tout simplement un homme ouvert à l'autre. Eric Perraux, président de Fédosoli.