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Publié par Trickster

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Les voies du net sont elles impénétrables ? Non sans doute pas. En tout cas elles ont des fuites et ces fuites sont révélatrices de l'état d'esprit de certains de nos "confrères titrés" médecins qui semble regretter ces temps bénis où le sergent Garcia poursuivait sans relâche, tous les Zorro sans masque, qui osaient s'afficher comme pratiquant l'ostéopathie. C'était le bon temps où les procès pour exercice illégal de la médecine tombaient comme à Gravelotte en 1870. Il suffisait à l'époque de porter l'étiquette et on avait de bonnes chances de tirer le gros lot qui consistait à passer en correctionnelle. A l'époque il n'y avait pas de loi et les poursuites nombreuses, finirent par devenir inutiles. On sent bien que ça manque à certains.

Aujourd'hui il y a une loi, habitée par des décrets dont, dire qu'ils sont médiocres est une "grave" amabilité, mais il n'y a plus de procès. Et bien, tout espoir n'est pas perdu, si l'on en croit ce courrier qui circulait sur le net et n'est pas arrivé seulement chez ses destinataires. Il se pourrait que les affaires reprennent.

Pas de secrets révélés dans ce courrier. On sait tout ça, ce n'est qu'une rredite. Il s'agit juste de rappeler aux médecins leur "devoir de santé publique"en les incitant à dénonçer  informer le conseil de l'ordre de tout manquement au "cadre légal parfaitement précisé par la circulaire du 18 octobre" de la part des ostéopathes exclusifs non médecins.

- Cette circulaire est quelque peu étonnante (paragraphe 2) quand elle donne l'impression que l'ostéopathie pourrait être prescrite au patient qui en fait la demande. Messieurs nous n'en sommes pas encore là !

- Le médecin est prié de ne pas se limiter à "exécuter la demande" de son patient en matière d'examen suggéré par un ostéopathe (paragraphe 4).

Nous n'avons pas droit de prescription mais il nous semble parfois utile de suggérer au patient, dans son intérêt, un complément d'informations qui seront mises en œuvre, jaugées, évaluées par son médecin. Quoi de plus normal dans l'intérêt du patient ?

- Le médecin n'est pas vivement encouragé à fournir un certificat de non contre indication à des manipulations chez un nourrisson de moins de 6 mois. C'est le moins qu'on puisse dire ! (2). Au sens où le terme de manipulation est compris par la plupart de ces médecins, on ne voit pas clairement qu'un nourrisson de 7 ou 12 mois serait plus à même de supporter ce qu'un nourrisson de moins de 6 mois ne supporterait pas.

- Et puis bien sûr l'inévitable chapître des pages jaunes et l'éventuel partage des locaux....

- Et enfin, les manipulations gynéco-obstétricales et les touchers pelviens.

C'est une sorte d'obsession de vouloir faire des ostéopathes des accoucheurs potentiels, obsession qui montre une fois de plus à quel point cette médecine là, n'a rien compris à l'ostéopathie. Je sais, ça ne sert à rien de le répéter. C'est en quelque sorte génétique. Heureusement il en existe d'autres (des médecins).

Mais s'il est demandé aux médecins de rapporter au CNOM "tout non-respect du cadre légal qui est parfaitement précisé dans la circulaire du 18 octobre", il me semble qu'en contrepartie, il serait sain que tous les patients maltraités, car malheureusement ça arrive,  par un médecin pratiquant l'ostéopathie, en informent également le Conseil de l'Ordre. C'est une chose qu'il faut encourager lorsqu'il y a abus manifeste du pouvoir lié au titre de médecin.

L'exemple précis que nous connaissons et qui concerne une jeune femme est tellement choquant que j'ai renoncé à le citer dans ces lignes car la médecine en général ne mérite pas d'y être associée.

Nous avons conseillé à la personne concernée de rapporter ces faits au Conseil de l'Ordre. L'aura-t-elle fait ? Ce n'est pas sûr. Parce que ce monde là fait peur, peur qui constitue une partie importante de son pouvoir.

Alors franchement, dans ce contexte où "Osteo de France" sollicitent l'ensemble des confrères médecins pour renouer avec la chasse aux nuisibles, les ostéopathes (les vrais, ceux qui ne partagent pas leur activité) n'auraient-ils pas mieux à faire qu'à se déchirer pour qu'il en sorte un leader.

 Ne serait-il pas infiniment plus intelligent de réaliser que notre bien commun, l'ostéopathie, devrait être protégée plutôt que sabordée, car parmi les "titrés", ils sont nombreux à attendre ça.

A la suite, les édifiants courriers qui ont servi de supports à ce billet. Edifiants mais sans surprises.


      AA 

 

 

 

 

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Chers amis,

Grâce à nos actions répétées avec l'ensemble des membres de l'UMO, le Docteur Patrick Romestaing, président de la section santé publique du conseil national de l'ordre des médecins nous a adressé un courrier pour nous présenter une circulaire sur la pratique de l'ostéopathie.

Cette circulaire a été validée en session plénière par le CNOM au mois d'octobre.

 Le Dr Romestaing nous demande de «... Divulguer son contenu le plus largement possible auprès de vos adhérents ».

Au-delà de nos adhérents, je crois qu'il est important d'en faire la plus large diffusion auprès de tous nos confrères grâce à notre carnet d'adresses de notre boite mail. Je vous encourage à le faire le plus largement possible.

La législation est en effet très mal connue des médecins ; nous en avons une nouvelle fois pris conscience lors de nos actions auprès du CNOM.

Les 5 points importants de cette circulaire concernent :

            •            les prescriptions à la demande d'un ostéopathe non médecin,

            •            l'engagement de la responsabilité du médecin qui rédige le certificat obligatoire pour la prise en charge du nourrisson ou du rachis cervical par un ostéopathe non médecin,

            •            l'interdiction d'exercer pour des ostéopathes non médecins dans un cabinet médical,

            •            les règles concernant l'inscription dans les annuaires téléphoniques,

            •            l'interdiction de pratiquer les manoeuvres gynéco obstétricales et les touchers pelviens.

 Cette circulaire est diffusée à tous les présidents des conseils départementaux de l'ordre des médecins. Nous vous conseillons donc de contacter le vôtre si vous étiez témoins du non-respect du cadre légal qui est parfaitement précisé dans la circulaire du 18 octobre.

Nous sommes à votre disposition pour vous apporter tout renseignement complémentaire.

Très cordialement.

 

Docteur Bruno Burel.

Président d'Ostéos de France - Syndicat.

 

 

 

Pièce jointe : circulaire n° 10095. CNOM.

 

Aperçu Circulaire

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