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Publié par Trickster

AA découvert


C'est un lecteur de l'article  "La médiocrité est un garde fou", curieux de savoir qui en est l'auteur, qui m'amène à faire preuve d'une sorte d'exhibitionnisme dont je ne suis pas coutumier.
Les questions que pose Stéphane Berthet - ostéopathe et MKDE - sont les suivantes :


- qui est l'auteur de cet article "la médiocrité est un garde fou" ?

- quelle est sa formation en ostéopathie et s'il a un "pré-requis" ?

- qu'est ce qui lui permet d'affirmer que les fondateurs du SEOPS sont d'une part malhonnêtes et d'autre part sont médiocres dans leur pratique et leur enseignement de l'ostéopathie ?

- et bien évidemment qu'est ce qui lui permet d'affirmer à travers des sous entendus, qui n'en sont pas, qu'il est meilleur qu'eux ?

Je vais donc répondre à ces différentes questions dans l'ordre où elles se présentent et, vraisemblablement, je serai amené à faire quelques commentaires. Je me présente donc :


Alain Andrieux, ostéopathe DO, membre co-fondateur du RNOC (Répertoire National des Ostéopathes Cliniciens).
Ma formation s'est faite successivement au sein de ce qui s'appelait à l'époque la M.T.A (Manual Therapy Association), puis au Collège Atman dans lequel j'ai, par la suite, également enseigné avant de poursuivre au CETHOM puis au COE dont je suis l'un des co-fondateurs aux côtés de Pierre Reibaud.


Pour répondre à votre question sur le pré-requis, je suis à l'origine MKDE et j'ai donc été, comme vous, un professionnel de santé jusqu'à ce qu'un choix clair et honnête pour la pratique exclusive de l'ostéopathie me prive, du moins officiellement, de cette qualité. Il est bien évident qu'avec toutes mes consœurs et confrères ostéopathes, nous œuvrons pour la santé de nos patients. Il est bon de rappeler d'ailleurs que c'est un crédo pour l'ostéopathie, de se tourner vers la santé plutôt que vers la maladie.


Ici, en aparté,  je voudrais dire à quel point ce fut une erreur d'accepter, à la table des négociations engagées à la suite de la loi de 2002, d'autres professions que celles concernées par la dite loi, à savoir, les ostéopathes et les chiropracteurs.
Les décrets catastrophiques qui en sont résultés en 2007 l'ont parfaitement démontré.
Je serai néanmoins mal venu d'en faire le reproche à mes successeurs à la tête de l'UFOF (Union Fédérale des Ostéopathes de France) dont j'ai assuré la présidence de 1993 à 1999, ceci pour compléter le curriculum  que vous attendiez, pas plus qu'à nos confrères de l'AFDO. Je n'étais plus là, et personne ne peut dire comment je m'en serais sorti dans la foire d'empoigne des négociations.
Je reviens à mon pré-requis et au choix que j'ai fait avec d'autre consœurs et confrères de ma génération. Il n'était pas si simple dans cette période, de s'exposer aux poursuites pour exercice illégal de la médecine, qui étaient courantes et au simple motif d'une plaque nominative ou d'un papier à en-tête indiquant la qualité d'ostéopathe.
Monsieur Berthet, je ne sais pas quel âge vous avez, et peut-être ne connaissez vous pas grand chose, de cette période de la fin des années 70 et des années 80. Il fallait de la détermination, un certain courage et aussi beaucoup de passion, pour s'engager sans ambiguïtés, dans une pratique qui, à l'heure actuelle, si les choses continuent sur leur lancée, est destinée à devenir de la bouillie pour les chats. D'ici peu, quel sens aura encore le mot ostéopathie ? D'ailleurs je serai curieux de savoir le sens que vous lui donnez personnellement. 

 La définition que vous en donneriez passe-t-elle par vos neurones d'ostéopathe ou par votre identité de MKDE ? cette schizophrénie socio-professionnelle est-elle confortable pour vous ? Ayant deux mains comme c'est probable, en avez-vous une pour l'ostéopathie et une pour la kinésithérapie ? cela fait beaucoup de questions n'est-ce pas ? disposez vous d'autant de réponses faciles ?


Il faut que vous sachiez que je n'ai aucun mépris pour la profession de kinésithérapeute ; j'y ai de très bons amis dont je sais qu'ils font très bien leur métier, avec conscience et bénéfice pour les personnes qu'ils soignent.
Mais je n'ai pas beaucoup d'estime pour ceux qui, utilisant leur identité de MK, font passer sous ce couvert des actes présentés comme de l'ostéopathie avec, bien entendu, une tarification en conséquences. C'est une pratique courante, je pourrai citer des noms mais rassurez vous, je ne le ferai pas.

Je laisse ces gens là, à cette forme de médiocrité, et aux bons soins des CPAM qui finiront bien par être informées d'une manière ou d'une autre.

Mais revenons à nos moutons.  J'en arrive au troisième alinéa de vos questions concernant cet "éminent" syndicat intitulé le SEOPS et dont les responsables sont auteurs d'un courriernon moins "éminent", adressé aux sénateurs.

Peut-être avez vous déjà eu l'occasion de le lire sur le site de l'ostéopathie de J.L Boutin. Sinon, vous pouvez y accéder par les liens ci-dessus, ainsi que tous les autres lecteurs potentiels.


A propos de l'histoire d'abord : si l'ostéopathie s'est construite en France par des kinésithérapeutes, il s'agit précisément de ceux qui ont rapidement fait le choix d'exercer en tant qu'ostéopathes à part entière, en demandant leur radiation des listes préfectorales.

 Cette démarche était l’expression d’une certitude.  Kinésithérapie et ostéopathie étaient incompatibles dans une pratique associée. Il n'y a rien de commun entre le concept ostéopathique, la compréhension qu'il offre du corps humain et l'exécution de prescriptions médicales sur tel ou tel segment. Nier cet aspect des choses c’est affirmer, pour des raisons de confort, que l’ostéopathie n’est qu’une série de techniques alors qu’elle est une médecine à plein temps  très exigeante dans l’écoute des patients et dans la prise en compte de leur individualité.

 En 1986, tous ceux-là ont été assujettis à la TVA parce qu'ils exercçaient une profession non réglementée. Le paiement de cette Taxe à la Valeur Ajoutée était le signe distinctif des praticiens ostéopathes qui exerçaient de façon claire leur activité. Hélas, pour des raisons de conflit de personne plus ou moins mâtinées d'intérêt mercantile, certains ont soutenu la pratique de l'ostéopathie sous le couvert de la kinésithérapie.

Ces derniers ont fait un tort inestimable à la cause du développement d'une profession indépendante. 

Les médecins cités dans ce courrier comme étant précurseurs étaient à l'époque regroupés sous le vocable d'ostéothérapeute et se reconnaissaient dans l'enseignement du docteur Robert Maigne à l'Hôtel Dieu. Grands pourvoyeurs de procès pour exercice illégal de la médecine, ils avaient fait de la "chasse aux illégaux" (dixit le docteur Garcia) une de leurs actions prioritaires. Ils étaient généralement relayés par le syndicat des médecins de médecine physique et par l'ordre des médecins.
A l'heure actuelle, le terme ostéothérapeute a été abandonné depuis longtemps. Robert Maigne fait clairement une distinction entre la médecine manuelle qu'il a enseignée et l'ostéopathie. Il est intéressant de constater que, pour des raisons évidentes de notoriété, le DIU concernant les médecins s'intitule DIU de 
médecine manuelle-ostéopathie. 
On sait très bien que pour ces médecins ainsi que pour un grand nombre de MK, ostéopathie signifie manipulation des os et curieusement plus spécifiquement des vertèbres. Cela ne va pas plus loin, compte tenu de leur hostilité à tout ce qui s'éloigne de la vision médicale officielle et, par conséquent, à l'ostéopathie de Still, "cet homme d'un autre temps".
Je tiens à dire qu'il existe néanmoins des médecins qui, échappant à cette ornière, pratiquent une ostéopathie de qualité. Ils sont très peu nombreux. Accordons aux autres qu'ils pratiquent la médecine manuelle.
Chaque ligne de l'historique dressé par Messieurs Fillon et Lidoreau, se nourrit des inexactitudes posées en préambule. Il est donc beaucoup trop long et inutile de reprendre point par point toutes les anomalies de ce courrier.

J'ai dit malhonnêteté ? Oui, cela s'appelle de la malhonnêteté intellectuelle.

Si l'ostéopathie a été tellement médiatisée dans les années 90, c'est grâce, ou selon le point de vue où on se place, à cause des nombreux procès pour exercice illégal, dont un des plus fameux fût celui de Lyon en 1989. Fameux parce qu'il réunissait 16 inculpations. Ces procès ne concernaient que des ostéopathes à part entière et tous les "professionnels de santé" dont il est questions dans le courrier que j'essaie de commenter, coulaient des jours tranquilles, sinon heureux, dans leurs cabinets de kinésithérapie.
La soit-disant double compétence n'existe pas. La dichotomie permanente entre deux façons de penser différentes ne peut mener qu'à des approximations.

 C'est le cas pour tous ceux qui ont gardé une double identité, même les plus doués et les plus consciencieux. Ayant fait le  choix, de garder un pied dans une profession soumise à prescriptions médicales, ils ne sont, inconsciemment peut être, jamais tout à fait libre de leurs gestes. Et oui, c'est comme ça. Nous avons fait le  choix  d’une  profession de première intention qui exige une formation de très grande qualité, une compétence, un exercice exclusif, une éthique. Nous sommes loin du compte si l'enseignement reste dans le cadre des décrets. Alors résister à un allongement du cursus...!

 "Les parlementaires ont été désinformés ou insuffisamment informés. Ils ont été trompés quand on leur a affirmé que par une augmentation du nombre d'heures de formation, on pouvait assurer la sécurité des patients !"

Quand on lit ce genre de choses, on croit rêver ! et pourtant c'est vérifiable.

Il faut que j'en termine, car ce point sur le i de l'ostéopathie va risquer d'être vraiment trop gros. Alors j'en arrive à votre 4e alinéa. 
"qu'est ce qui lui permet d'affirmer à travers des sous entendus, qui n'en sont pas, qu'il est meilleur qu'eux ?"

Je crois que cette remarque indique clairement que vous n'avez pas compris le sens de ma démarche, mais alors pas du tout.
Je me moque bien de savoir si je suis meilleur ou moins bon que tel ou tel. Je travaille depuis bientôt trente ans, avec un bonheur quotidien qui suffit amplement à donner un sens à ma vie. Ce qui me préoccupe vraiment et explique que je perds beaucoup de temps à vous répondre, c'est le sort promis à l'ostéopathie dans ce salmigondis que représentent pêle-mêle, la distribution de titres d'ostéopathes à des groupes disparates,  la multiplication des écoles pour appliquer un cursus dépourvu de sens quand il n'a pas été adapté et dépassé par des enseignants compétents et de vrais praticiens, 
le nivellement par le bas que représente la démarche de ceux que vous semblez défendre et bien sûr l'appât du gain qui anime beaucoup des acteurs de cette mauvaise farce.
Je crois que cela suffit, bien que j'ai laissé de côté un certain nombre de passages qui auraient mérité leur commentaire.
Je vous laisse en prime ma photo afin que vous puissiez me reconnaître si vous me croisez dans la rue.
Je ne peux pas faire plus et je vous adresse mes sincères salutations.

AA pour Alain Andrieux.
 





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Jean-Hervé Francès 24/02/2010 05:41


Alain
Je n'ai pas lu la lettre à laquelle tu réagis, est-ce bien nécessaire ? Mais ton discours parle de lui-même et je ne vois pas comment exprimer mieux notre militantisme et ce combat malheureusement
souvent piégé de mauvaise foi.
Merci à toi
JHF


Stéphane BERTHET 23/02/2010 01:18


Monsieur,

Je vous remercie pour votre réponse qui m’éclaircit effectivement sur le sens de votre démarche.

En préambule, je tiens à saluer votre engagement pour votre participation au développement et à la reconnaissance de l’ostéopathie en France, ainsi que votre courage qui vous a permis de vous
affirmer en tant qu’ostéopathe dans une période (les années 80 j’imagine) qui devait être bien particulière.

A mon tour de me présenter : M.K.D.E, j’ai suivi un cursus d’ostéopathie à la MTM (anciennement MTA) où j’ai obtenu mon diplôme d’ostéopathe en juin dernier à l’âge de 33 ans. Je suis à l’heure
actuelle moniteur au sein de la MTM et j’espère pouvoir enseigner l’ostéopathie d’ici quelques temps, quand mes compétences me le permettront (peu importe que les étudiants aient un « pré requis »
ou non). J’ai auparavant fortement milité au sein d’une fédération de syndicats de kinés pour obtenir la création d’un syndicat autonome d’ostéopathes-M.K.D.E. Face au refus et à l’immobilisme de
cette fédération, j’ai préféré arrêter de dépenser mon énergie inutilement et j’ai démissionné de mes fonctions. Aujourd’hui, j’ai un exercice « mixte » et j’essaye tant bien que mal de développer
mon activité d’ostéopathe, avec l’espoir de pratiquer exclusivement l’ostéopathie dans un avenir plus ou moins proche. Je suis également conseiller départemental de l’ordre des MK dans mon
département d’exercice.

Pour commencer, je vais répondre aux questions que vous me posez :

Du haut de mes 34 ans, je ne me permettrai pas d’avancer une définition de l’ostéopathie différente de celles qui lui ont déjà été données. En revanche, si je devais résumer l’ostéopathie en une
citation, ce serait sans hésiter celle de R. Becker : « seuls les tissus savent ».

« cette schizophrénie socio-professionnelle est-elle confortable pour vous ? Ayant deux mains comme c’est probable, en avez-vous une pour l’ostéopathie et une pur la kinésithérapie ?»
Je suis passionné par l’ostéopathie et je rêve d’exercer l’ostéopathie « à temps plein ». Seulement, mon contexte économique ne me permet pas d’abandonner du jour au lendemain mon activité de kiné.
En ce sens, ne pouvant vivre exclusivement de ma passion aujourd’hui, je vous l’accorde, ma situation pourrait être plus confortable. J’espère qu’elle le sera plus à l’avenir. En revanche, je ne
pense pas « avoir le cul entre deux chaises », comme le dit l’expression. Quand je reçois un patient pour une consultation en ostéopathie, je suis ostéopathe et MKDE. Quand je reçois un patient en
séance de kinésithérapie, je suis là encore ostéopathe et MKDE. Comme un musicien, j’ai plusieurs cordes à mon arc, ces cordes étant souvent complémentaires mais bien distinctes. Cette
complémentarité est sans doute à la source d’une certaine ambiguïté ressentie par certains patients. Je peux les comprendre. Mais en leur expliquant simplement la différence entre les deux
disciplines, ils comprennent sans problème. En revanche, certains confrères utilisent cette ambiguïté sans complexe pour remplir leur portefeuille, nourrir leur orgueil ou dissimuler leur
incompétence. Ceux-là sont impardonnables. Ceux-là, ce sont les kinés dont vous parlez qui « permettent » un remboursement de l’ostéopathie sous couvert d’actes de kinésithérapie, mais ce sont
aussi de plus en plus d’ostéopathes sans pré requis morts de faim et/ou incompétent qui proposent des actes de massage et de rééducation sans aucune formation. J’ose espérer qu’ils sont voués à
disparaître. Il s’agit là d’une des fonctions du conseil de l’ordre des M.K. Peut-être qu’un jour les ASP d’ostéopathes exclusifs s’associeront à ce combat en essayant de faire le ménage de « leur
côté » ?

Revenons-en, si vous avez encore le courage de me lire, à l’avenir.

Je crois que nous avons tous les deux un point commun : notre inquiétude pour l’avenir de l’ostéopathie en France suite au décrets et arrêtés de mars 2007.

Je pense qu’il est donc grand temps d’oublier les rancoeurs du passé qui ne sont source que d’un débat stérile et d’une « guéguerre » destructrice pour l’ostéopathie.
Les décrets ont reconnu le droit de pratiquer l’ostéopathie a plusieurs « profession » les médecins, les M.K.D.E et les ostéopathes exclusifs. Quoi qu’on en dise, cette disposition est logique et
toute autre disposition serait allée à l’encontre de l’histoire du développement de l’ostéopathie en France. Ces textes sont loin d’être parfaits, certes, et ne contentent personne. Mais ils sont
loin d’être figés. La preuve en est la modification de la loi de 2002 par la loi HPST 2009. Je pense juste que les ASP d’exclusifs ne vont pas dans le bon sens. Élever la durée des études est bien
évidemment une bonne chose, mais il faut tenir compte de la spécificité de chacun. La loi HPST ne distingue pas les kinés, les médecins et les exclusifs ce qui est absurde. Les ASP d’exclusifs
espèrent ainsi que l’ostéopathie devienne ainsi une profession à part entière. Cet espoir est noble mais le raisonnement utilisé est incohérent. Ce n’est sûrement pas en essayant d’écraser les
autres qu’on devient plus fort. Je pense qu’il est grand temps de passer à autre chose et que tous les acteurs du POF se réunissent autour d’une même table pour préparer ensemble l’avenir de
l’ostéopathie plutôt que de se tirer dans les pattes sans même savoir pourquoi. Seulement j’ai bien peur que les égos nourris par les rancoeurs du passé ne les en empêchent.

La réglementation actuelle fait le bonheur de certains directeurs d’école crapuleux qui font espérer un avenir doré à de plus en plus d’étudiants en échanges de plusieurs dizaines de milliers
d’euros, surfant sur la vague de la « mode ostéopathie ». Dans ma ville comme dans beaucoup d’endroits en France, les plaques fleurissent et fanent souvent aussitôt. Nous voyons de plus en plus de
jeunes ostéopathes sans pré requis devenir livreur de pizza, coursiers, … pour vivre, et qui crient victoire quand ils ont deux consultations dans la semaine. Ces ostéopathes d’un nouveau genre
inondent les boîtes aux lettres de publicité sans la moindre éthique et en concurrence déloyale envers les « professionnels de santé » qui n’en n’ont pas la possibilité à cause de leur code de
déontologie. Les ostéopathes M.K.D.E ont également de plus en plus de difficultés à se créer une clientèle/patientèle en ostéopathie même s’ils ont la chance de manger à leur faim grâce à la
kinésithérapie. Bref, être un jeune ostéopathe et vouloir vivre de sa passion aujourd’hui est sans doute encore moins facile qu’à l’époque où vous vous êtes « émancipé » même si le cadre juridique
était moins favorable.

Croire que 2011/2012 règlera le problème en espérant et en se battant pour que le moins d’écoles possible soient de nouveau agréées est illusoire. Je suis persuadé qu’il ne s’agira dans le meilleur
des cas que d’une « valse des agréments » avec la fusion d’écoles ayant perdu l’agrément avec d’autres qui l’auront gardé. Nous aurons alors à faire face à des promotions avec de plus en plus
d’étudiants et le problème ne sera pas résolu pour autant.
Attendre que les parents se rendent compte du simulacre, c’est attendre la mort de l’ostéopathie en France.

Un constat s’impose donc : il y a une absolue nécessité d’obtenir un numerus clausus pour les admissions des étudiants en école d’ostéopathie. Tout directeur d’école qui s’y opposerait ne pourrait
que dévoiler au grand jour qu’il est un escroc notoire. Je pense que les fondateurs du SEOPS en sont conscients et en cela, en plus du fait qu’ils ont créé ce syndicat pour défendre leurs étudiants
face à certaines ASP d’exclusifs prêtes à tout, je les soutiens.

La première étape pour obtenir un numerus clausus impose la reconnaissance des ostéopathes sans pré requis comme des professionnels de santé à part entière. Cela peut paraître évident à beaucoup,
mais là aussi, j’ai peur que certaines ASP d’exclusifs y soient parfois opposées pour des raisons qui m’échappent.
La deuxième étape impose une réflexion commune sur les programmes de formation et donc sur le volume horaire de formation. Vu le « partage » de la pratique de l’ostéopathie en France aujourd’hui,
il est évident que cette réflexion doit être menée en commun entre les exclusifs et les MKDE. Je partage totalement votre avis sur les médecins ce qui explique que je les laisse de côté.

On pourrait envisager plusieurs possibilités pour accéder aux études d’ostéopathie avec pourquoi pas des passerelles permettant aux étudiants kinés de rejoindre le cursus d’ostéopathie et
vice-versa. Bref, je suis persuadé que la réunion des acteurs du POF pourrait permettre la naissance d’un projet commun bien plus riche que mes quelques propositions pour l’avenir de l’ostéopathie
et bien évidemment pour la sécurité des patients.

Je m’arrêterai là… vu l’heure tardive.

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout.

Confraternellement,

Stéphane Berthet