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Publié par Trickster

 

Le monde de la santé est en effervescence, rien ne va vraiment plus, les mécontentements s'accumulent de toutes parts entre un scandale par-ci, un scandale par là, liés directement ou indirectement à la toute puissance des laboratoires exploitant de la maladie. Car vous l'avez tous compris, la santé serait l'arrêt de mort des laboratoires. Il faut des malades pour que tous ces gens là vivent grassement. Il me vient une idée : grève générale des malades qui, pour mesurer les effets de leur bonne santé sur les labos décideraient du jour au lendemain de se tourner vers la santé. Voilà un bon programme pour une vraie politique de santé. 
Quoi ? Il n'est pas interdit de rêver ! Il s'agit au moins de résister et ça, c'est à la portée de tout le monde.

Bon, en attendant, il est question de créer de nouveaux métiers de Santé, ni médecin, ni paramédical. Entre les deux. On regarde où sont les besoins et on fabrique des diplômes en conséquences. Au moins il n'est apparemment pas question de créer les besoins. C'est déjà ça.

 Vers la création de nouveaux métiers de santé. extrait de Actus Univadus

Le Monde - 3 février 2011, Le Quotidien du Médecin - 2 et 3 février 2011, Le Figaro - 2 février 2011

Face aux problèmes de démographie médicale et aux nouveaux besoins de santé, la mission parlementaire menée par Laurent Hénart prône, dans son rapport remis hier aux ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur, de créer des métiers de santé intermédiaires entre celui de médecin et les professions paramédicales, relèvent Le Monde et Le Quotidien du Médecin. Ces "professions médicales à compétences définies", dont la création est jugée "impérative", travailleraient en équipe avec les praticiens et prendraient en charge des activités que ceux-ci effectuent actuellement mais ne nécessitant pas un tel niveau de formation. Leur champ d'action comprendrait par exemple le suivi des personnes âgées, la coordination des parcours de soins, l'éducation thérapeutique... Cette mesure, qui devra "être soumise à de fortes exigences", permettrait aux médecins de se recentrer sur leur coeur de métier, d'améliorer la prise en charge des patients et d'offrir aux paramédicaux de nouvelles opportunités de carrière.

 

Cette mesure, qui devra "être soumise à de fortes exigences", permettrait aux médecins de se recentrer sur leur cœur de métier, d'améliorer la prise en charge des patients et d'offrir aux paramédicaux de nouvelles opportunités de carrière. Voilà une phrase qui me semble être un chef-d'œuvre de langage de bois dont le décryptage n'est pas si simple.

"Mesure soumise à de fortes exigences" - Vous y mettez quoi dans ce sac là ? Exigence de formation ? Exigence budgétaire ? Exigence de réduction de coût ?

"Le médecin se recentre sur son cœur de métier" - Le cœur de métier de médecin, c'est quoi ? Le patient ou la paperasse ?Ça veut dire quoi ? Le médecin perd moins de temps à s'occuper de la paperasse ou de son malade ? Comment la prise en charge du patient est-elle améliorée ? Le dit patient y gagne-t-il quelque chose ? Ce corps de métier est-il encore censé avoir du cœur, au cœur de cette société qui en est manifestement dépourvue.

Et notre métier à nous, qui n'en est pas un, que devient-il, à la vitesse ou prolifère les diplômes ? Diplômes d'écoles bien sûr, histoire d'ajouter à la dispersion. Peut-on espérer que le 18 février prochain, nos représentants sortent de cette réunion quelque chose de positif. Il faudrait, il faudrait vraiment, même si les choses ne s'amorcent pas au mieux côté relationnel. Je n'oublie évidemment pas cette date et nous allons inévitablement en reparler.

 

AA

 


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Nowar 05/02/2011 20:22


Un discours de marketeur pour parler de la santé, signe qu'au moins Big Pharma ne lâche pas le morceau. Toute entreprise se doit de permettre à ses obédients de se sentir satisfaits de leur
relation. Les choses tournant au vinaigre, même si la tentation était grande pour certains de manifester leurs frustration à la tunisienne, les poignes de fer ordinales et académiques qui étouffent
cette malheureuse profession auront tôt fait de sanctionner les "terroristes" qui y cèderaient.
Pendant ce temps, il est des ostéopathes dont l'unique désir (ils y pensent tous les matins en se rasant!) est d'être asservis à une ordinalité et une académie qui, paraît-il serait un signe de
maturité de la profession. Si l'on considère l'immobilisme comme une maturation du mouvement, il y a là comme une achèvement, puisque qu'on le sait, un corps mort ne bouge pas