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Publié par Trickster

Que vous lirez peut-être, si vous avez le temps.
Ayant découvert, et j'en suis très honoré, que je comptais parmi vos abonnés sur twitter, j'ai pensé que, si vous ne me lisiez pas faute de temps, ce blog constituait au moins, une possibilité pour vous atteindre de façon directe. Ainsi j'aurai tenté, ce qui me semble juste, de vous présenter des arguments en toute honnêteté et sincérité, pour que vous reconsidériez le contenu de la proposition de loi dont vous êtes le chef de fil depuis le 24 février. Sachez que je ne me fais guère d'illusion quant aux chances de succès de ma démarche. J'ai tenté, avec un humour peut-être plus ou moins grinçant, d'attirer l'attention, modestement, à ma façon, sur une question que je considère comme grave, à savoir le devenir de l'ostéopathie en France. Tout d'abord j'imagine, mais peut-être suis-je dans l'erreur, que le mot ostéopathie recouvre pour vous l'appréciation la plus habituelle dans les milieux médicaux, à savoir manipulation osseuse. Manipulations qualifiées de surcroît comme étant plus ou moins dangereuses, lorsqu'elle sont pratiquées à la manière de la médecine manuelle, c'est à dire en tant que "manœuvres forcées des articulations" telle que définie dans le code de la santé de 1962. L'ostéopathie c'est tout autre chose. Si, selon certains courants, l'ostéopathie a bien recours à des manipulations articulaires, cet aspect ne recouvre qu'une très faible partie de la pratique ostéopathique et ne répond pas à cette définition. D'autre part, certains détournements, réalisés de façon plus ou moins heureuse, ont donné naissance à partir du concept ostéopathique, à ce que certains ont présenté comme des créations originales, pour donner la fasciathérapie ou la microkinésithérapie ou encore microstéopathie et j'en oublie sans doute. C'est dire que l'ostéopathie intègre dans son approche tous les composants du corps humain.
L'originalité première de l'ostéopathie est précisément qu'elle ne peut considérer le corps humain autrement qu'en globalité, ceci parce que la continuité tissulaire est une réalité incontestable mais pourtant rejeté par la médecine manuelle, sans doute trop soucieuse de ne pas être remise en question. Néanmoins, cela n'empêche pas cette médecine manuelle d'avoir, en quelque sorte, phagocyté le terme ostéopathie parfaitement accepté et reconnu par le grand public, tout en dénigrant plus ou moins ouvertement Still, fondateur de cette discipline, à sa façon disciple d'Hippocrate, et par conséquent l'ostéopathie. Pourquoi s'approprier un mot que l'on rejette par ailleurs.
L'originalité et la force de l'ostéopathie tiennent encore dans la confiance qu'elle accorde à la capacité du vivant de gérer bon nombre de ses problèmes de santé pourvu que le corps soit maintenu et/ou entretenu dans une situation d'harmonie et d'équilibre tissulaire. C'est vrai que ce mode d'expression n'est pas très médical et en cela, sans doute peu convaincant si l'on n'en fait pas l'expérience. Mais ceci est hors sujet.
J'ai présenté votre proposition comme bien habillée, car elle contient à l'évidence, dans l'exposé des motifs, des éléments positifs que j'ai déjà cités. Mais je ne peux être d'accord sur le paragraphe suivant qui dit que tous, ou presque, peuvent accéder au titre d'ostéopathe. Il faudrait pour cela que les écoles soient systématiquement dirigées par des gens malhonnêtes ou qui n'auraient pas envie de profiter du bénéfice d'un temps de formation normal. Et je ne peux être d'accord sur l'abrogation pure et simple de l'article 75 qui annule tous les acquis.

"En effet, la version consolidée de l’article 75 permet désormais à tous, ou presque, d’accéder au port du titre professionnel, et donc au droit d’exercice, abolissant par là-même tout critère de sécurité. Si l’on ajoute à cet état du droit, le terme de la période transitoire à partir des nouveaux diplômés de 2008 qui n’exerçaient pas encore lors de la parution des décrets, et donc, l’absence de toute possibilité de vérification de l’effectivité d’une formation initiale minimale (car les diplômes ou titres sont privés et n’ont de valeur que celle de la formation dispensée par telle ou telle école), chacun peut désormais ouvrir un cabinet d’ostéopathe ou de chiropracteur." 

De plus, il faut rappeler que cette version consolidée (encore insuffisamment de mon point de vue), prévoit un allongement du cursus à 3520 h au minimum, et qu'il va par conséquent dans le bon sens sur le plan de la sécurité du patient.

Pour ce qui concerne les fraudes que l'exposé des motifs qualifie de multiples, je suis en accord avec les deux premiers paragraphes mais je m'inscris en faux concernant celui concernant les assurances responsabilité civile qui ont depuis de nombreuses années parfaitement bien fonctionné pour les rares professionnels concernés lorsque ceux-ci appartenaient aux associations professionnelles responsables. Pour ce qui est des anomalies concernant ce qui est appelé publicité sauvage, nous regrettons ces pratiques mais vous savez bien que n'avons pas les moyens d'intervenir en dehors d'une véritable organisation professionnelle. Il faudrait par ailleurs que les services compétents fassent bien leur travail lors du démarchage ou des demandes qui leur parviennent. Ce n'est pas si difficile.

En nombre très élevé, les fraudes sont multiples. Il s’agit de :
– fraudes à l’assurance-maladie (de deux types : facturation d’actes d’ostéopathie sous couvert d’actes remboursables de kinésithérapie ; par défaut de déclaration de l’activité d’ostéopathie, la cotisation personnelle étant ainsi prise en charge par la collectivité sous le couvert de la convention des masseurs – kinésithérapeutes).
– fraudes à l’exercice par l’exercice illégal pour ceux qui ne cessent d’exercer malgré l’interdiction préfectorale ou ceux qui sans s’être fait connaître dans le cadre de la période transitoire, exercent dans la clandestinité.
– fraudes aux contrats d’assurance responsabilité civile professionnelle, là encore de deux types qu’il s’agisse de la fourniture d’attestations de complaisance ou, avec la caution d’un syndicat, l’établissement d’un contrat-type pour les adhérents interdits d’exercice.
Une pratique constante, répréhensible, préjudiciable à l’ensemble de la profession consiste en une publicité « sauvage » qui est désormais la règle. À plus forte raison, répréhensible pour ceux qui sont interdits d’exercice ou qui s’insinuent dans le vide juridique les autorisant à s’installer sans contrôle, créant ainsi volontairement dans le public une confusion entre les praticiens réellement autorisés et les refusés. Se pratiquent ainsi, notamment, le démarchage auprès des maternités, des commerçants, des journaux locaux, l’inscription dans les « pages jaunes » de l’annuaire, notamment sous la rubrique « médecins ostéopathes » pour ceux qui ne sont médecins ni ostéopathes agréés.

Je ne reprendrais pas les chiffres cités concernant les écoles, le nombre d'ostéopathes en circulation et le montant des études. Ils comportent de grossières erreurs. Mais il est évident que le nombre d'écoles est pléthoriques, que beaucoup sont arrivées curieusement au moment des décrets, et qu'il y en a certainement qui ne sont pas à leur place. Qu'elles forment des praticiens de santé ou pas.
Les plaques professionnelles comportent également, dans certains cas, des mentions aussi fantaisistes que spectaculaires.
L’agrément des établissements de formation est uniquement fondé sur une déclaration préalable et ne comporte aucune garantie en l’état actuel du droit. Entre 1960 et 1980, seules 4 écoles ostéopathiques non médicales étaient présentes en France, dans les années 1980, elles étaient 10 à 15, avant qu’une croissance exponentielles depuis 1990 n’aboutisse au chiffre stupéfiant de 1972 dès 2002. Parallèlement, le nombre d’élèves est pléthorique, résultat des démarches attractives des écoles malgré des frais de scolarité exorbitants (50 000 à 70 000 € pour six années de formation). Trop souvent, la qualité générale de l’enseignement est médiocre, les diplômes, quand bien même la formation aurait été effectivement suivie ne représentent qu’un certificat privé attestant d’un suivi d’heures. Il existe 17 000 ostéopathes non médecins dûment agréés selon la législation actuelle, les médecins ostéopathes, quant à eux, doivent détenir un DU ou un DIU de médecine manuelle ostéopathique, reconnu par le Conseil de l’Ordre des médecins et le Ministère de la Santé, d’après un avis du Conseil d’État du 23 janvier 2008.
La démographie actuelle doit être comparée à d’autres pays comme le Royaume Uni où seules 8 écoles sont validées et 3 500 praticiens ostéopathes agréés. En France, 5 500 étudiants sont inscrits en première année. Dans une projection à dix ans, 60 000 ostéopathes exerceraient en France malgré 4 100 départs à la retraite. Les consultations passeraient alors de 20 millions par an actuellement à 100 voire 180 millions de consultations avec un risque de sinistralité accru, comme il a été démontré.
– de permettre au patient de connaître la formation ou l’absence de formation de l’ostéopathe ou du chiropracteur auquel il s’adresse ;
– de permettre la préservation de la sécurité sanitaire et d’observer l’évolution de la sinistralité ;
– de créer une profession réglementée ;
– d’assurer le contrôle des écoles et des praticiens ;
– de s’assurer d’une réelle qualification des praticiens non médecins par la création d’un diplôme d’État obtenu à l’issue d’un cursus d’études auquel on accède par concours ;
– de diffuser les bonnes pratiques.

« Art. L. 4511-1. – Il est créé la profession d’ostéopathe et de chiropracteur.
Il s'agit de deux professions différentes
 
« Ces professions seront qualifiées d’“ostéopathe non professionnel de santé” ou de “chiropracteur non professionnel de santé”.
C'est pourtant bien de santé que s'occupent ces deux groupes, avec des approches différentes.
« Les actes d’ostéopathie et de chiropraxie ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie.
« La création, l’organisation, la pratique de l’ostéopathie et de la chiropraxie dans le cadre d’un service à visée d’urgence ostéopathique ou chiropractique, sont interdits.
« Art. L. 4511-2. – Le champ de compétences est fixé par voie réglementaire.
« Les dispositions prévues à l’article L. 4511-1 et au présent article ne sont pas applicables aux médecins ni aux autres professionnels médicaux – chirurgiens-dentistes, sages-femmes – lorsqu’ils sont habilités à réaliser les actes visés par ces articles dans le cadre de l’exercice de leur profession de santé et dans le respect des dispositions relatives à leur exercice professionnel.
« Les actes d’ostéopathie et de chiropraxie sont effectués dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie créé à l’article L. 4514-1.
« Chapitre II
« Formation
« Art. L. 4512-1. – Les établissements de formation seront soumis, au plus tard le 1er Janvier 2011, au contrôle de l’Inspection Générale des Affaires Sociales. Les agréments peuvent être retirés par le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie en cas de non respect des dispositions réglementaires régissant le suivi des programmes et la qualité de la formation, et d’incapacité ou de faute grave des dirigeants de ces établissements.
« Art. L. 4512-2. – Les candidats qui sollicitent une inscription dans l’un des établissements mentionnés à l’article L. 4512-1 du Code de la santé publique doivent être titulaires au moins d’un baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et sont soumis à un entretien d’admission.
« Au terme de la première année, ils passent les épreuves d’un concours national, dont les modalités et le nombre de candidats à admettre seront définis chaque année par le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie créé à l’article L. 4514-1.
« Art. L. 4512-3. – Pour les établissements de formation des ostéopathes et des chiropracteurs, qui seront créés à compter de la publication de la loi n°          du                   portant diverses dispositions relatives à l’ostéopathie et à la chiropraxie, la personne physique représentant la personne morale devra obtenir l’agrément préalable du Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie.
« Les critères d’agrément seront précisés par voie réglementaire.
« Art. L. 4512-4. – Il est créé le diplôme d’État d’ostéopathe non professionnel de santé ou de chiropracteur non professionnel de santé, délivré après un examen national de sortie, organisé par les établissements de formation, dont les modalités seront définies par voie réglementaire.
« Art. L. 4512-5. – À l’exception des médecins titulaires d’un diplôme universitaire ou d’un diplôme interuniversitaire de médecine manuelle-ostéopathie, sanctionnant une formation suivie au sein d’une unité de formation et de recherche de médecine, délivré par une université de médecine et reconnu par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, qui sont, de plein droit, habilités à exercer la profession de médecin-ostéopathe, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les pharmaciens peuvent préparer un diplôme interuniversitaire de médecine manuelle-ostéopathie si le règlement de l’unité de formation de la faculté de médecine à laquelle ils s’adressent le permet.
« Ils peuvent également bénéficier d’un régime de dispense, fixé par voie réglementaire, qui tient compte de leur pré-requis, pour entrer dans les établissements de formation agréés. Ce régime de dispense est également ouvert aux masseurs-kinésithérapeutes et aux infirmiers.
« Chapitre III
« Assurances et publicité
« Art. L. 4513-1. – Les ostéopathes non professionnels de santé et les chiropracteurs non professionnels de santé sont tenus de souscrire une assurance spécifique auprès d’une compagnie agréée par l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles : cette assurance est destinée à les garantir pour leur responsabilité civile susceptible d’être engagée en raison de dommages subis par des tiers et résultant d’atteintes à la personne survenant dans le cadre de l’ensemble de leur activité.
« Les contrats d’assurance souscrits en application du premier alinéa peuvent prévoir des plafonds de garantie. Les conditions dans lesquelles le montant de la garantie peut être plafonné sont fixées par décret en Conseil d’État.
« En cas de manquement à l’obligation d’assurance prévue au présent article, le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie peut prononcer des sanctions disciplinaires, dont la suspension du professionnel défaillant.
Voila un article qui est une évidence
« Art. L. 4513-2 Le manquement à l’obligation d’assurance prévue à l’article L. 4513-1 est puni de 15 000 euros d’amende.
« Les personnes physiques coupables de l’infraction mentionnée au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, selon les modalités prévues par l’article 131-27 du Code pénal, d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice de laquelle ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise.
« Art. L. 4513-3. – Il est interdit aux ostéopathes non professionnels de santé et aux chiropracteurs non professionnels de santé de pratiquer toute forme de publicité.
« L’information du public au moyen de plaques et documents ou parutions sera définie par voie réglementaire.
Encore un article qui tombe sous le sens.
« Chapitre IV
« Le Haut conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie
« Art. L. 4514-1. – Il est créé un Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie.
« Son installation intervient au plus tard deux mois après la promulgation de la loi n°          du                   portant diverses dispositions relatives à l’ostéopathie et à la chiropraxie
« Le Président est désigné par décret en Conseil des Ministres, sur proposition conjointe du Président du Sénat et du Président de l’Assemblée Nationale.
« Outre le Président, le Haut Conseil est composé de cinq membres, à savoir : un médecin spécialiste de l’appareil locomoteur et un médecin généraliste, titulaires du diplôme interuniversitaire de médecine manuelle-ostéopathie ; deux ostéopathes non professionnels de santé ; un chiropracteur non professionnel de santé.
« Les membres sont désignés par le Président, après publication au Journal Officiel de la République Française.
« Le Président et les membres du Haut Conseil sont nommés pour 6 ans renouvelables.

« Art. L. 4514-2. – Les missions du Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie sont :
« 1° – De veiller au respect de la réglementation en vigueur relative aux ostéopathes non professionnels de santé et aux chiropracteurs non professionnels de santé.
« 2° – D’élaborer un guide des bonnes pratiques et de recommandations relatives à l’exercice professionnel de l’ostéopathie et de la chiropraxie et de définir par arrêté le champ de compétences des ostéopathes non professionnels de santé et des chiropracteurs non professionnels de santé.
« 3° – D’observer la profession d’ostéopathe et de chiropracteur, ainsi que la sinistralité.
On est en droit d'espérer que la même observation serait faite chez les professionnels de santé.
« 4° – D’organiser le contrôle des établissements de formation et des praticiens.
« 5° – D’agréer les établissements de formation des ostéopathes et chiropracteurs ainsi que leurs dirigeants.
« 6° – D’assurer la représentation de l’ostéopathie et de la chiropraxie française aux plans national et international.
« 7° – De promouvoir les différents axes d’études et de recherches nécessaires au développement scientifique de la profession.
« Art. L. 4514-3. – Le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie bénéficie d’une subvention de l’État, fixée chaque année en loi de finances. À titre transitoire, et pour permettre le fonctionnement du Haut Conseil dès son installation, une dotation financière lui est allouée.
« Art. L. 4514-4. – Le traitement administratif du contentieux en cours, découlant de l’application de l’article 16 du décret n° 2007-435 du 25 mars 2007,actuellement pendant devant les juridictions administratives, et qui n’a pas fait l’objet d’une décision définitive de l’autorité de la chose jugée, est transféré du représentant de l’État dans la région dont il relève au Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie, à compter de la publication de la loi n°          du                   portant diverses dispositions relatives à l’ostéopathie et à la chiropraxie
« Art. L. 4514-5. – Les compétences de la Commission Nationale d’Agrément, créée par l’arrêté du 25 mars 2007 relatif à la formation en ostéopathie, sont transférées au Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie à compter de la publication de la loi n°          du                   portant diverses dispositions relatives à l’ostéopathie et à la chiropraxie

« Chapitre V
« Période transitoire
« Art. L. 4515-1. – Les titres professionnels d’ostéopathe et de chiropracteur, tels que délivrés en application de l’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, continuent de produire leurs effets pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la loi n°          du                   portant diverses dispositions relatives à l’ostéopathie et à la chiropraxie
« À cette échéance, les titulaires du titre professionnel d’ostéopathe ou de chiropracteur qui poursuivraient leur activité sans avoir satisfait aux exigences des articles L. 4512-4 et L. 4512-5 encourent une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

« Chapitre VI
« Dispositions relatives aux territoires d’outre-mer
« Art. L. 4516-1. – Les dispositions du présent titre sont applicables à Mayotte, aux îles Wallis et Futuna, aux Terres australes et antarctiques françaises, à la Nouvelle-Calédonie, ainsi qu’à la Polynésie française.
II. En conséquence, le titre de la quatrième partie du code de la santé publique est ainsi rédigé : « Professions de santé et autres professions intervenant dans le domaine de la santé. »
Article 2
I. Le dernier alinéa de l’article L. 4383-1 du code de la santé publique est supprimé.
II. L’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé est abrogé.
Article 3
Les charges qui pourraient résulter pour l’État de l’application de la présente loi sont compensées, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits sur les tabacs prévus par les articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Je retiens essentiellement de ce qui précède, qu'avec l'article 75 consolidé, la durée des études améliorée dans un sens favorable aux patients puisqu'elle garantit une meilleure formation est purement et simplement annulée. On ne sait pas ce qu'elle devient mais, sans doute pour aller dans le sens des professionnels de santé qui en ont fait la demande, redevient-elle dérisoire. C'est une curieuse façon de s'assurer de la qualité des soins d'une profession intervenant dans le domaine de la santé.
Je doute totalement de l'utilité de ma démarche. Je l'ai tentée peut-être, parce que vous avez été le seul, à ma connaissance, à osez dire une vérité flagrante dans le contexte de la "pandémie de grippe A. Ce qui m'a semblé être la preuve d'une belle indépendance d'esprit dans une période ou tout le monde, médias compris bien entendu, s'appliquait à dire la même chose.
Prenez cette démarche Monsieur, en tant que témoignage et cela d'autant plus que je n'ai mandat d'aucune organisation professionnelle. Je crois simplement partagées, par de très nombreuses consoeurs et confrères, les quelques idées simples que j'ai exposées ici.
Si votre patience a été assez grande pour parvenir à cet endroit, sachez que je suis un peu plus âgé que vous, je vais avoir 65 ans dans quelques jours. Si Dieu me prête vie et santé, je pense travailler encore au moins dix ans et plus probablement. Etant kinésithérapeute de formation, j'ai depuis bientôt trente ans, renoncé à cette activité pour pratiquer uniquement l'ostéopathie.
C'est un merveilleux métier qui a donné un sens à ma vie et m'a permis de rendre service quotidiennement à de nombreuses personnes. Il va de soi que je continuerai aussi longtemps que cela me sera possible aussi, 

s'il fallait m'envoyer les gendarmes
prévenez les bien 
que je n'aurai pas d'arme 
et qu'ils pourront tirer.
Alain Andrieux 
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thierry marchand 12/03/2010 22:20


casser verbalement du médecin, c'est pas bien, mais c"est bien moins grave que de casser du patient qui vient en confiance chercher soulagement. Quatre consultations cette semaine de personnes
maltraitées par des "ostéopathes" nouvelle mouture.C'est la seule chose qui devrai nous préocuper les uns et les autres. Le reste n'est qu'affaire d'égo ou de gros sous donc négligeable.


arnakofski 12/03/2010 11:56


"qui sème le vent, récolte la tempête"

A force de lire les propos des ostéopathes et chiropracteurs, sur divers forum, qui cassent du médecin.....


Trickster 12/03/2010 19:04


Monsieur Arnofski,
J'entends bien que celui qui sème le vent, récolte la tempête, ou encore de façon plus directe que c'est bien fait pour nous !

Je pense que la plupart des forums ne sont pas des lieux fréquentables. Personnellement je n'y mets jamais les yeux. J'ai oublié la forme précise de cette phrase de Jacques Monod qui dit en
substance : "Il existe dans toutes les couches de la société, la même proportion d'imbéciles et de malfaisants... et de citer en exemple, un certain nombre de corporations très variées. Il est
certain que ni les ostéopathes ni les chiropracteurs ne font exception à la règle.
Ce que je sais aussi, c'est qu'il existe néanmoins, un très grand nombre de professionnels qui, dans la discrétion et le silence, s'appliquent à exercer du mieux qu'ils peuvent un métier
magnifique et qui rend de très grands services aux personnes qui viennent les consulter. Et permettez moi de parler des ostéopathes, la chiropractie étant un autre métier que la médecine a un peu
trop tendance à assimiler à l'ostéopathie. 
Ce qui est grave en l'occurrence, c'est que le problème que j'ai essayé d'aborder ne concerne pas seulement des personnes, mais aussi et surtout une discipline de santé dont toutes les
possibilités sont encore loin d'avoir été explorées. Je veux parler de l'ostéopathie. C'est l'ostéopathie qui mérite d'être sauvée avant tout. Mais je parle bien d'ostéopathie pas d'autre chose
qu'on appellerait ostéopathie parce que c'est la mode !



arnakofski 12/03/2010 11:54


"qui sème le vent, récolte la tempête"

A force de lire les propos des ostéopathes et chiropracteurs, sur divers forum, qui cassent du médecin.....


Jean-Louis Boutin 11/03/2010 19:57


C'est très bien Alain, et tes remarques, je pense, font l'unanimité.
Une seule chose me surprend et pour le moment, seule l'UFOF a soulevé le lièvre. La plupart de ces articles du projet de loi sont d'ordre réglementaire et n'ont rien à faire avec une loi.
Seule, à mes yeux, le Haut Conseil de l'Ostéopathie (qui, entre nous, se veut être le pendant d'un ordre professionnel, puisque les ostéopathes ne font pas partie, pour M. Debré, des "professions
de santé") peut éventuellement être inclus dans la loi et donc dans le fameux article 75 !
Le reste, est du domaine réglementaire. Et, puisque les citoyens ont maintenant la possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel (CC), une loi ainsi votée, irait tout droit au CC... avec
d'énormes chances d'être jugée anticonstitutionnelle.
Et puis, dans ce projet, assimiler l’Ostéopathie et la Chiropratique, c’est vraiment un comble !