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Publié par Trickster

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En vérité je vous le dis, cette période est l'âge d'or des blogueurs. Pas un jour sans qu'un évènement vienne nous rappeler à la dure réalité de l'immaturité des représentations d'ostéopathes.

Nombreux sont ceux qui avaient entendu ces bruits de rapprochement, voire d'union, si l'on en croyait "Pascal" sur son "blog de Pascal". Le SFDO, le ROF et le SNOF étaient pratiquement unis par les liens de l'éthique et de la déontologie. Y avait-il un sens commun pour ce projet ? C'est une question qu'on est en droit de se poser en considérant la diversité des cultures de ces associations.

Peut-être un peu trop d'empressement à vouloir créer un évènement qui ne faisait sans doute pas l'unanimité au sein des dirigeants de ces trois groupes. Ce qui est intéressant, c'est que tout le monde parle d'union, et depuis longtemps, mais que personne ne semble en avoir réellement envie

La pièce commence au ROF où Marianne Montmartin, présidente, est renversée par son bureau.

Elle se poursuit par un escamotage concernant le vote d'une "plate forme commune" qui n'aura donc pas lieu. Il semble qu'une majorité d'adhérents souhaitait voter positivement à la proposition de mise en commun. Et c'est tant pis pour eux. Bon enfin, les embrouilles habituelles que nous connaissons périodiquement depuis 30 ans.

(A propos de plate forme, et en aparté, je pense d'une part à celle que j'ai connue dans les années 90 et qui avait coulé pour avoir voulu passer en force, et d'autre part, très récemment, à celle qui a empoisonné la Louisiane. Je me demande si ce terme de plate forme est très heureux et s'il ne devrait pas être "réformé".) 

Là dessus Philippe Sterlingot fait part de sa déception sur le site du SFDO et se laisse aller à qualifier de populiste la politique du SNOF et de Maître Planchat. C'est le deuxième acte de la pièce.

 

"Alors que le credo de certaines organisations réside encore dans une approche populiste du tout judiciaire, il semblait que jusqu’à peu, par-delà ce discours, il était encore possible de se poser les bonnes questions. La pression judiciaire a-t-elle fait réellement ses preuves ?

Qui aujourd’hui peut affirmer être satisfait du statut de notre profession dans le paysage de la santé ? Aucun ostéopathe ne pourra répondre honnêtement par l’affirmative ! Il s’agit pourtant bien là du lourd tribut à payer pour la pression judiciaire exercée en 2007."

 

Evidemment je partage cette opinion concernant les conséquences du coup de force de 2007 auprès du Conseil d'Etat. Quant à savoir si c'est populiste comme comportement, j'avoue que ce mot est tellement employé, à tort et sans doute à travers dans beaucoup de cas, que cela constitue à mes yeux, une bonne raison pour ne jamais l'utiliser.

Pour certains ça semble être une insulte mais tous populistes qu'ils soient nommés, ça ne les rend pas populaires pour autant.

Vis à vis du ROF, le SFDO prend de la distance.

 

 

"Le SFDO prend acte aujourd’hui de la volonté du Conseil national du ROF de ne pas partager sa déontologie avec les adhérents d’organisations tierces et de se positionner en « Observatoire de la déontologie / Conseil de sages ». Au regard de cette posture du ROF, les membres du  Conseil d’Administration du SFDO votent aujourd’hui la décision de proposer à la prochaine Assemblée Générale de modifier les statuts et l’organisation interne du syndicat avec pour objectif de faire naître une structure duale, de constituer une commission interdisciplinaire de rédaction d’une déontologie et de se doter à terme d’un véritable appareillage disciplinaire destiné à faire respecter les valeurs qui seront portées par la nouvelle déontologie."

 

Voulez vous parier que ça ne donne pas satisfaction au ROF ?

En effet, c'est pour lui la confirmation qu'il ne sert plus à grand chose sur ce plan pseudo-ordinal qui s'effrite comme un paquet de chips malencontreusement oublié sur une chaise. Non, ce n'est pas une métaphore, c'est juste une image avec une coloration sonore.

Ou en étais-je ?

Le populiste de la pièce arrive alors : d'abord en colère -

 

Chère Consoeur, Cher Confrère,

Malgré une communication consternante de la part de Philippe STERLINGOT, Président du SFDO, dans son dernier éditorial du 19 Octobre dernier, le SNOF ne ferme pas la porte aux rencontres.Vous pouvez consulter en pièce jointe le dernier communiqué du SNOF. 

 Bien confraternellement Jean Fancello

Puis se reprenant :

 

Chère Consoeur, Cher Confrère,

 En réponse, à l'éditorial de Philippe STERLINGOT du 19 Octobre dernier, pour le moins surprenant, nous vous communiquons en pièce jointe la position du SNOF ... qui ne ferme pas la porte aux rencontres. 

 Bien confraternellement. Jean Fancello


Et puis dans un grand mouvement qui soulève sa cape, laissant apparaître un poignard dans la ceinture, il jette la pièce jointe au beau milieu de la scène.
Et alors une voix venant des profondeurs lance :"Finis est prima in intentione, ultima in executione"1
Le ton nous rappelle avec nostalgie, l'époque où ce vieux Georges, marchais seul dans les rue de Champigny, à la recherche du temps perdu mais aussi de ce calme réparateur dont il avait tant besoin pour préparer les grands rendez-vous.
Bon, la pièce n'est pas finie car hélas des fissures dans le bâtiment ont fait craindre l'irréparable. Il faut réparer le théâtre, le dernier acte étant reporté pour l'instant au 4 novembre si les travaux de réfection sont terminés pour accueillir les acteurs. Il faut de plus s'assurer du respect des normes de sécurité, la visite des services compétents, enfin c'est pas gagné. Et puis, avec les acteurs on ne sait jamais, si certains décidaient de ne pas remonter sur scène ?
Alain Kongrhu.

 


1 La fin est première dans l'intention, ultime dans l'exécution. Voilà pour vous endormir.

 

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Nowar 28/10/2010 18:43


Des aléas, certes, jacta, il ne savent faire que ça, est, plutôt à l'ouest. In ostéo véritas, disait notre maître à tous, Still loving us, et il nous faut y croire


Trickster 28/10/2010 19:08



in vino aussi, de temps à autre...



Nowar 28/10/2010 09:21


Finalement, le feuilleton est aussi passionnant que les feux de l'amour qui existe depuis au moins aussi longtemps que le rêve d'union des ostéopathes. A force de peler l'union de tous leurs voeux,
nous n'arrêtons point de pleurer, et certains, me suis laissé dire aimeraient nous le carrer dans l'oignon et ce n'est pas le pied.


Trickster 28/10/2010 16:28



Alors là Nowar, voilà une journée qui commence fort.


C'est vrai que cette pièce n'est que le n ième remake (pour "frangliser" le débat) de représentations que nous avons déjà vues jouées plusieurs fois depuis trente ans. Le thème est rebattu, sans
originalité, mauvais, disons le, mais il se trouve toujours des metteurs en scène pour remonter le spectacle. A croire qu'il n'y a pas de mémoire et surtout que l'impact pédagogique de tous les
échecs antérieurs est strictement nul. Là une formule latine ferait bien mais je n'en ai pas sous la main, à moins que ... alea jacta est puisse faire l'affaire.