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Publié par Alain Térhieur

La grève a cela de bon qu'elle laisse du temps pour écrire. Cela dit, lorsqu'on a du temps pour écrire, il reste à trouver quoi. Certes les sujets ne manquent pas mais comme il s'agit souvent de sujets de mécontentement et qu'on ne peut pas passer son temps dans un discours négatif il convient d'aller chercher, à l'inverse, une occasion de se réjouir. Sans aucun doute, au quotidien, je me réjouis de pratiquer ce que je considère comme le plus beau métier du monde. L'application du simple concept ostéopathique est une merveille. Donner à la nature la possibilité de s'exprimer, offrir à la vie la possibilité d'occuper pleinement les tissus, permettre ainsi au corps humain d'exprimer ce qu'il est convenu d'appeler la santé, cela devrait nous suffire.
Et pourtant nous ne pouvons pas nous empêcher de regretter de voir à quel point cette merveille que constitue l'ostéopathie est menacée par l'extérieur comme par l'intérieur. Menacée à l'extérieur par une pratique qui dilue le concept dans une approximation médico-kinésithérapique, menacée par la multiplication des titrés sans convictions, par la banalisation d'un mot dont le sens et le contenu reste encore beaucoup trop flou pour le grand public. A l'intérieur, la menace est bien réelle également qui va produire, grâce à un nombre invraisemblable d'écoles, une foule de jeunes diplômés dont l'espoir est d'obtenir un diplôme qui permet d'abord de "bien gagner sa vie" sans bien réaliser tout ce qui se cache derrière cette activité qui ne peut pas être un métier comme les autres. Des directeurs d'écoles en folie qui courent derrière les inscriptions pour assurer leurs investissements et des étudiants qui savent que pour "faire" ostéopathe, il suffit de payer. Bon, j'ai dit qu'il fallait rester positif alors il est temps de penser au patient suivant en espérant qu'il ne sera pas empêché par la grève. P..... de grève !
Still repose 
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